La Roumanie et la Bulgarie sont les deux pays qui ont rejoint pleinement l’espace Schengen, mais cette intégration date du 1er janvier 2025, pas de 2026. En 2026, aucun nouvel État n’a officiellement intégré la zone. Cette confusion mérite d’être éclaircie, car elle circule largement en ligne et peut induire en erreur les voyageurs qui préparent un séjour en Europe.
Roumanie et Bulgarie : une adhésion complète effective depuis janvier 2025
La Roumanie et la Bulgarie faisaient partie de l’Union européenne depuis 2007. Leur entrée dans l’espace Schengen s’est faite en deux temps. Dans un premier temps, les contrôles aux frontières aériennes et maritimes ont été levés. Puis, au 1er janvier 2025, les frontières terrestres ont suivi.
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Concrètement, un voyageur qui traverse la frontière entre la Hongrie et la Roumanie en voiture ne subit plus de contrôle systématique de passeport. Le même principe s’applique à la frontière entre la Grèce et la Bulgarie. Avant cette date, ces passages restaient soumis à des vérifications, ce qui créait une situation hybride peu lisible.
Pourquoi ce processus a-t-il pris autant de temps ? Les deux pays avaient rempli les critères techniques depuis plusieurs années. Les blocages étaient politiques, certains États membres invoquant des préoccupations liées à la gestion des flux migratoires. Le déblocage final a résulté d’un compromis au Conseil européen.
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Espace Schengen en 2026 : 29 pays membres, pas 31
Depuis l’intégration complète de la Roumanie et de la Bulgarie, l’espace Schengen compte 29 États. Ce chiffre n’a pas changé en 2026. La zone rassemble 25 membres de l’Union européenne et 4 pays associés non membres de l’UE.
Ces quatre pays associés sont la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein. Ils participent à la libre circulation sans être membres de l’Union européenne.
À l’inverse, deux pays de l’UE restent en dehors de Schengen :
- Chypre figure parmi les candidats potentiels, mais aucune décision d’intégration n’a été prise pour 2026. Son acte d’adhésion de 2003 prévoit une entrée future, sans calendrier contraignant.
- L’Irlande bénéficie d’un statut particulier. Elle a choisi de ne pas participer pleinement à Schengen et maintient un contrôle à ses frontières, notamment en lien avec la Common Travel Area partagée avec le Royaume-Uni.
Ni Chypre ni l’Irlande n’ont donc rejoint Schengen en 2026. Les discussions au Conseil des ministres de l’Intérieur, comme celui du 1er octobre 2026, portent sur le fonctionnement de la zone existante, la gestion des crises et la coopération migratoire, pas sur un nouvel élargissement.
Pourquoi la confusion entre 2025 et 2026 persiste
Vous avez peut-être lu que « deux pays entrent dans Schengen en 2026 ». Cette formulation circule sur de nombreux sites, souvent par décalage entre la date de publication d’un article et la date réelle de l’événement. Un article rédigé début 2025 annonçant l’entrée « prochaine » de la Roumanie et de la Bulgarie peut apparaître dans les résultats de recherche bien après.
L’autre source de confusion vient du processus en deux étapes. La levée des contrôles aériens et maritimes a précédé celle des frontières terrestres. Certains médias ont traité chaque étape comme un événement distinct, donnant l’impression de deux adhésions successives.
Pour un voyageur, la date qui compte est le 1er janvier 2025. C’est à partir de ce jour que la Roumanie et la Bulgarie font partie intégrante de la zone de libre circulation, frontières terrestres comprises.
Conséquences pratiques pour les voyageurs en zone Schengen
L’intégration de ces deux pays modifie plusieurs aspects concrets du voyage en Europe.
Un visa Schengen couvre désormais la Roumanie et la Bulgarie. Les ressortissants de pays tiers soumis à visa n’ont plus besoin d’un titre distinct pour ces deux destinations. Le visa unique autorise un séjour de 90 jours maximum sur une période glissante de 180 jours, calculé sur l’ensemble des 29 pays.
- Les trajets routiers entre la Grèce et la Bulgarie ou entre la Hongrie et la Roumanie ne nécessitent plus d’arrêt aux postes frontières pour un contrôle de passeport.
- Les vols entre un pays Schengen et Bucarest ou Sofia sont traités comme des vols intérieurs à la zone, sans passage par un couloir de contrôle aux frontières.
- L’assurance voyage exigée pour un visa Schengen, avec un minimum de couverture médicale, s’applique automatiquement à ces deux pays.
En parallèle, le système EES (Entry/Exit System) concerne les frontières extérieures de la zone. Pour les voyageurs non européens, le passage aux frontières extérieures implique un enregistrement biométrique. Ce dispositif ne change rien aux déplacements internes entre pays Schengen.
Contrôles temporaires aux frontières intérieures
Malgré la suppression des contrôles permanents, plusieurs pays Schengen rétablissent ponctuellement des vérifications à leurs frontières intérieures. Ces contrôles restent encadrés par le droit européen et limités dans le temps.
Voyager dans l’espace Schengen ne garantit donc pas l’absence totale de contrôle. Avoir un passeport ou une carte d’identité valide sur soi reste une précaution de base, même entre deux pays membres.
La Roumanie et la Bulgarie sont bien les deux derniers pays à avoir intégré l’espace Schengen. Leur adhésion complète remonte au 1er janvier 2025. En septembre 2026, aucun 30e ou 31e membre n’est annoncé. Pour les voyageurs, le périmètre reste celui de 29 États, et c’est sur cette base que tout visa, toute assurance et tout itinéraire doivent être planifiés.

